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Musée d’Ethnographie et d’Art Populaire Normand
Aménagé dans l’ancienne prison et dans des maisons datant du 16e siècle, ce musée présente des reconstitutions d’intérieurs normands : 9 salles présentant objets, costumes et meubles anciens.
Vieille de plus de 1 000 ans, toujours tournée vers la mer, de multiples témoins de l’histoire ont survécu : la Lieutenance illustre l’aspect stratégique de la ville, les Greniers à Sel soulignent son importance économique et ses quatre ensembles religieux témoignent de son importance au cours des siècles.
La Lieutenance
A l’extrémité du Vieux Bassin, trône la Lieutenance, véritable témoin de l’histoire de la cité maritime. Un document la mentionnerait dès le XIe siècle, sous le règne de Richard III, Duc de Normandie, alors que Honfleur n’était pas encore cité fortifiée.
Au XVIe siècle, le conseil municipal se réunissait au premier étage dans ce que l’on appelait : la « chambre de ville ». Un beffroi surmontait le bâtiment. Il était muni d’une cloche qui se mettait à battre la chamade, dès la moindre alerte ou pour avertir d’un couvre-feu.
Le cœur de la ville battait ainsi au rythme de la Lieutenance.
Au Moyen Age, la Lieutenance représentait l’une des deux entrées de la forteresse honfleuraise. Il y avait, d’après un plan de 1662, deux portes qui donnaient accès à la ville : la porte de Rouen, disparue en 1682, sur ordonnance de Colbert, et la porte de Caen, l’actuelle Lieutenance. C’était, en effet, une partie de château du XVIe siècle, formant les fortifications de la ville. Le nom de Lieutenance fut ainsi cité car, de 1684 à la Révolution, les bâtiments qui surmontent la fortification servaient de logement au Lieutenant du roi. La voûte servait de passage ; des chaînes et des leviers formaient un pont-levis qui permettaient de traverser le fossé ouest.
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