Honfleur, terre d'explorateurs...
La renommée du port est telle que Rabelais n'hésite pas à faire embarquer Pantagruel de « Honfleur » pour le Royaume d'Utopie. Au XVI et XVIIe siècles, Honfleur participe activement aux voyages de découverte vers le Nouveau Monde... Si les armateurs honfleurais ne sont pas nécessairement à l'origine de ces expéditions maritimes, leurs moyens financiers étant trop modestes, le port de Honfleur offre de nombreux avantages permettant l'organisation des ces entreprises maritimes : un arrière-pays très riche qui facilite l'avitaillement des navires, des greniers à sel régulièrement approvisionnés, des chantiers de construction et de réparation navale et surtout une pépinière de marins expérimentés, formés à la dure école de la pêche hauturière et même lointaine, celle de la morue.
A cette époque, les grandes aventures et les grandes découvertes se succèdent : en 1503, Binot Paulmier de Gonneville atteint les côtes du Brésil et en 1506, Jean Denis visite Terre-Neuve et l'embouchure du Saint-Laurent. Les grandes expéditions recommencent après les guerres de Religion en direction du Saint-Laurent et du Canada. Pierre de Chauvin, Dupont-Gravé, Samuel de Champlain et d'autres armateurs s'embarquent vers ces contrées lointaines.
En 1608, Samuel de Champlain monte une expédition qui aboutit à la Fondation de Québec.
A ne pas manquer lors de votre séjour...
« Les Greniers à Sel » : situés rue de la Ville, ces deux vastes bâtiments en pierre, classés monuments historiques depuis 1916, datent du XVIIe siècle, époque à laquelle se développe le commerce du sel avec la pêche à la morue sur les bancs de Terre-Neuve et l'embouchure du Saint-Laurent.
Ils étaient destinés à abriter les sels (jusqu'à 10 000 tonnes avec un troisième grenier qui brûla en 1892), nécessaires aux armements pour la pêche du hareng et de la morue et ceux sur lesquels se percevait l'impôt de la Gabelle. Ils furent les 4e derniers grands entrepôts de sel en Normandie.
La plupart des pierres ayant servi à leur construction proviendrait des anciennes fortifications de la Ville. Leurs charpentes en chêne sont inspirées par les techniques de la construction maritime. Au milieu du XXe siècle, le plus petit des greniers connu l'âme des cabarets baroques. Une enseigne le désignait comme « cabarets des corsaires ». Propriété de la ville depuis 1952, ils furent restaurés au début des années 70 et accueillent de nos jours de nombreuses expositions, spectacles, salons et concerts...
La renommée du port est telle que Rabelais n'hésite pas à faire embarquer Pantagruel de « Honfleur » pour le Royaume d'Utopie. Au XVI et XVIIe siècles, Honfleur participe activement aux voyages de découverte vers le Nouveau Monde... Si les armateurs honfleurais ne sont pas nécessairement à l'origine de ces expéditions maritimes, leurs moyens financiers étant trop modestes, le port de Honfleur offre de nombreux avantages permettant l'organisation des ces entreprises maritimes : un arrière-pays très riche qui facilite l'avitaillement des navires, des greniers à sel régulièrement approvisionnés, des chantiers de construction et de réparation navale et surtout une pépinière de marins expérimentés, formés à la dure école de la pêche hauturière et même lointaine, celle de la morue.
A cette époque, les grandes aventures et les grandes découvertes se succèdent : en 1503, Binot Paulmier de Gonneville atteint les côtes du Brésil et en 1506, Jean Denis visite Terre-Neuve et l'embouchure du Saint-Laurent. Les grandes expéditions recommencent après les guerres de Religion en direction du Saint-Laurent et du Canada. Pierre de Chauvin, Dupont-Gravé, Samuel de Champlain et d'autres armateurs s'embarquent vers ces contrées lointaines.
En 1608, Samuel de Champlain monte une expédition qui aboutit à la Fondation de Québec.
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« Les Greniers à Sel » : situés rue de la Ville, ces deux vastes bâtiments en pierre, classés monuments historiques depuis 1916, datent du XVIIe siècle, époque à laquelle se développe le commerce du sel avec la pêche à la morue sur les bancs de Terre-Neuve et l'embouchure du Saint-Laurent.
Ils étaient destinés à abriter les sels (jusqu'à 10 000 tonnes avec un troisième grenier qui brûla en 1892), nécessaires aux armements pour la pêche du hareng et de la morue et ceux sur lesquels se percevait l'impôt de la Gabelle. Ils furent les 4e derniers grands entrepôts de sel en Normandie.
La plupart des pierres ayant servi à leur construction proviendrait des anciennes fortifications de la Ville. Leurs charpentes en chêne sont inspirées par les techniques de la construction maritime. Au milieu du XXe siècle, le plus petit des greniers connu l'âme des cabarets baroques. Une enseigne le désignait comme « cabarets des corsaires ». Propriété de la ville depuis 1952, ils furent restaurés au début des années 70 et accueillent de nos jours de nombreuses expositions, spectacles, salons et concerts...
